Agressions
à caractère sexuel

Les attitudes aidantes

Pour les personnes ayant subi des agressions à caractère sexuel, il peut être difficile d’en parler. Elles peuvent se demander : « Est-ce qu’on va croire mon histoire ? À qui dois-je en parler ? Que va-t-il arriver si j’en parle ? »

Plusieurs raisons contribuent au silence des personnes victimes et survivantes : les mythes et les préjugés, la crainte des représailles, l’isolement, le fait d’avoir des sentiments confus à l’égard de l’agresseur, la crainte des démarches judiciaires, la peur de perturber la vie de ses proches et l’impression d’être responsable de l’événement.

Il n’est pas facile d’aider une personne qui a subi une agression à caractère sexuel. Quand on reçoit ce genre de confidence, il faut être à l’affût de ses réactions et de celles de la personne qui s’ouvre à nous avant d’émettre un jugement ou d’entreprendre une action.

Les attitudes aidantes

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Croire
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Croire

Évitez les commentaires mettant en doute la parole de la personne qui s’exprime. Celle-ci n’a pas à prouver quoi que ce soit.

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Écouter sans juger
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Écouter sans juger

Privilégiez l’écoute active, avec une attitude non verbale d’ouverture en évitant les questions suggestives. N’interrompez pas la parole; les pauses et les silences sont propices aux confidences.

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Respecter son vécu
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Respecter son vécu

Laissez la personne vous parler en ses propres mots, à son rythme et dévoiler ce qu’elle peut partager.

4
Recevoir sans amplifier ou minimiser
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Recevoir sans amplifier ou minimiser

Les personnes victimes et survivantes réagissent toutes différemment. Ne cherchez pas à évaluer la gravité de l’agression ou à comparer ce qu’elles vivent.

5
Assurer la confidentialité
5
Assurer la confidentialité

Assurez la personne de votre discrétion, à moins que les agressions persistent ou que sa sécurité soit compromise.

6
Éviter les réactions trop fortes
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Éviter les réactions trop fortes

Tentez de maîtriser vos émotions et de ne pas réagir avec éclat. Ne perdez pas de vue que c’est l’autre qui a besoin de soutien et d’attention, et non vous!

7
Valider ses émotions et sentiments
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Valider ses émotions et sentiments

Laissez pleurer, crier, rire. Favoriser l’expression de ce que la personne ressent. Concentrer son attention sur les émotions de la personne et non sur l’analyse des faits rapportés.

8
Déculpabiliser
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Déculpabiliser

Ramenez la faute vers l’auteur de l’agression; il est seul responsable de ses actes.

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Garantir la sécurité
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Garantir la sécurité

Vérifiez si la personne est en situation de danger, si elle a des idées suicidaires et si elle a besoin d’une aide professionnelle.

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Offrir du soutien
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Offrir du soutien

Assurez la personne de votre disponibilité, que ce soit pour en parler ou pour l’accompagner dans ses démarches, en respectant vos limites. Vérifiez si la personne peut compter sur un réseau de soutien.

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Favoriser son autonomie
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Favoriser son autonomie

Encouragez la personne à cerner ses besoins et trouver les moyens d’y répondre. Laisser la personne faire ses propres choix, c’est l’aider à reprendre du pouvoir sur sa vie.

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Orienter vers les ressources
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Orienter vers les ressources

Encouragez la personne à aller chercher du soutien : référer, c’est aider. Les CALACS sont des ressources spécialisées en agression à caractère sexuel et sont présents dans presque toutes les régions du Québec. Offrez une aide tangible si vous le pouvez.

Encouragez la personne à aller chercher du soutien : référer, c’est aider. Offrez une aide tangible si vous le pouvez.
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Pour trouver un centre d’aide et de lutte contre les agressions à caractère sexuel (CALACS) près de chez vous, consultez la liste des ressources ou utilisez notre localisateur de services. 

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