Agressions
à caractère sexuel

Mythes et réalités

Encore aujourd’hui, les mythes et préjugés sur les agressions à caractère sexuel sont nombreux.

Savez-vous les repérer?

Les agresseur·e·s sont généralement des inconnu·e·s.
Vrai
Faux
C'est
Faux
Mythe. Dans la vaste majorité des cas, les agresseur·e·s sont connu·e·s des personnes victimes et survivantes. Ces individus utilisent souvent des stratégies comme la manipulation, le chantage et la menace pour arriver à leurs fins. Qui peut commettre une agression? Une personne « ordinaire », un « monsieur tout le monde », un·e ami·e, un·e conjoint·e, un·e membre de la famille, un·e voisin·e, une connaissance ou encore une personne en position d’autorité.
Les personnes victimes et survivantes sont responsables de leur agression.
Vrai
Faux
C'est
Faux
Mythe. Peu importe le comportement de la personne, que ce soit de sortir seul·e le soir, de consommer de la drogue ou de l’alcool, de s’habiller d'une certaine manière ou encore de raccompagner quelqu’un·e, l'individu qui commet l’agression en est le seul responsable.
Les personnes victimes et survivantes portent souvent de fausses accusations.
Vrai
Faux
C'est
Faux
Mythe. Le pourcentage de fausses accusations en rapport avec tous les crimes est évalué à 2 %. Aucune raison ne permet de conclure à un plus fort taux lorsqu’il est question d’agression à caractère sexuel. Ce préjugé a comme impact de décrédibiliser la parole des personnes victimes et survivantes.
Le viol est la seule « vraie » agression à caractère sexuel.
Vrai
Faux
C'est
Faux
Mythe. C’est trop souvent le degré de violence pendant le crime qui sert à déterminer ce qui sera considéré socialement comme une « vraie » agression à caractère sexuel. Cette tentative de catégoriser l'agression selon son degré de violence invalide les vécus des personnes victimes et survivantes d’exhibitionnisme, d’attouchements, de harcèlement et d’autres agressions que l’on considère à tort comme de moindre gravité. Ces gestes sont tout autant des formes de violences pouvant entraîner une panoplie de répercussions pour les personnes qui les subissent.
Les personnes qui commettent des agressions à caractère sexuel sont déviantes.
Vrai
Faux
C'est
Faux
Mythe. L’agression à caractère sexuel n’est pas le fait d’une pulsion sexuelle incontrôlable, mais un geste de violence, de pouvoir et de domination. Dans la plupart des cas, les auteur·trice·s de ces agressions font partie de l’entourage des victimes. Ces individus préméditent leurs délits et ne sont pas aux prises avec de graves problèmes psychologiques.
On ne peut pas subir d’agression(s) à caractère sexuel par ses partenaires.
Vrai
Faux
C'est
Faux
Mythe. Les agressions à caractère sexuel peuvent bel et bien survenir au sein d’un couple. Il n’y a rien de tel que le « devoir conjugal » ou la responsabilité d’assouvir les « besoins » de l’autre. Une personne est toujours libre de consentir ou non à une relation sexuelle avec qui que ce soit, et de retirer son consentement à n’importe quel moment.
Une personne plus âgée n'est pas susceptible de vivre une agression à caractère sexuel.
Vrai
Faux
C'est
Faux
Mythe. Les agressions à caractère sexuel touchent des femmes et des filles de tous les âges. Cela étant dit, certaines personnes sont impactées différemment par divers contextes d’oppression, de discrimination et d’exclusion, donnant lieu à des situations de vulnérabilité encore plus propices aux agressions à caractère sexuel. C’est notamment le cas des personnes aînées, autochtones, racisées, immigrantes, vivant avec un handicap, et issues de la diversité sexuelle et de genre.
Si une personne a eu des réactions physiologiques pendant l’agression, elle était consentante.
Vrai
Faux
C'est
Faux
Mythe. Il est naturel que le corps réagisse aux stimulations, qu’elles soient désirées ou non. La lubrification vaginale, l’érection ou l’orgasme, par exemple, peuvent être déclenchés sans qu’une personne ait consenti à la relation sexuelle.
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