Pour souligner la 44ᵉ Journée d’action contre la violence sexuelle faite aux femmes (JACVSFF) qui aura lieu le vendredi 19 septembre 2025, le RQCALACS lance la campagne de sensibilisation et de mobilisation: Refusons l’inacceptable.
Malgré la création du tribunal spécialisé en matière de violence sexuelle et conjugale, d'importantes lacunes persistent. Les personnes victimes et survivantes qui décident de porter plainte continuent de faire face à des obstacles majeurs, notamment des attitudes discriminatoires et culpabilisatrices.
Les listes d'attente s'allongent, les équipes sont à bout de souffle, et trop de victimes et survivantes se heurtent à des services fragmentés ou absents. Le financement au coup par coup empêche les organismes communautaires de répondre durablement aux besoins. Pendant ce temps, le réseau public est lui aussi saturé.
Les violences sexuelles sont monnaie courante dans les écoles, et les plus jeunes en paient le prix. Pendant que les discours masculinistes, anti-LGBTQIA2+ et haineux montent chez les garçons, le gouvernement tarde à agir.
Adopter une loi-cadre provinciale, telle que demandée depuis 2017 par le collectif La voix des jeunes compte, pour assurer une gestion claire et cohérente des plaintes et offrir une véritable éducation au consentement dans toutes les écoles.
La crise du logement, la hausse du coût de la vie, les écarts salariaux et le racisme systémique rendent les femmes et les personnes marginalisées encore plus vulnérables aux violences sexuelles. Il est impossible de combattre ces violences sans lutter contre la pauvreté et l’exclusion, car les inégalités sociales, comme la pauvreté genrée, créent un terrain d’autant plus fertile aux violences sexuelles.
Le droit à l’autonomie corporelle est un droit fondamental. Néanmoins, l'accès à l’avortement, à la contraception ou à des services de santé sexuelle respectueux et accessibles demeure difficile, et ce, sans égard au statut migratoire ou au lieu de résidence.
Beaucoup de femmes migrantes sollicitant de l’aide dans les CALACS ou les maisons d’hébergement vivent sous la menace constante de la déportation. Il est impératif que le lien entre les violences de genre et la précarité migratoire soit reconnu et traité comme un enjeu de justice fondamentale.
Réformer les lois et les pratiques en immigration afin de s'assurer qu’elles cessent d’isoler les femmes migrantes et de leur refuser l’accès à leurs droits les plus élémentaires.