En tant que regroupement de plusieurs centres d’aide et de lutte contre les agressions à caractère sexuel, nous reconnaissons l’importance de souligner que nous nous réunissons sur des terres non cédées appartenant à de nombreuses nations autochtones. Nous réaffirmons collectivement notre engagement envers ces territoires et envers les peuples qui en ont été les gardien·nes et les défenseur·es depuis des générations. Nous soulignons l’histoire, le patrimoine et la diversité des Premières Nations, des Inuits et des Métis, ainsi que leurs contributions passées et présentes.
Par souci de justice sociale et environnementale, il nous importe, en tant qu’alliées, de soutenir les luttes et les résistances autochtones, ici et sur l’ensemble de l’Île de la Tortue, afin de contribuer à rétablir les liens qui unissent ces peuples à leurs eaux, leurs glaces et leurs terres ancestrales.
La nature de notre mission, en tant que RQCALACS engagé dans la lutte contre les violences sexuelles, renforce notre responsabilité de reconnaître les impacts disproportionnés de ces violences sur les filles, les femmes et les personnes bispirituelles autochtones. Ces réalités s’inscrivent dans la continuité des violences coloniales passées et présentes, notamment sous forme de violences structurelles et systémiques.
Ainsi, dans le cadre de notre mission de lutte contre les violences sexuelles et de notre engagement envers un féminisme intersectionnel, nous souhaitons réaffirmer notre engagement et nos responsabilités en tant qu’invités sur ces terres et alliées des communautés autochtones. Cet engagement se traduit par des actes de solidarité, des interventions sensibles et culturellement sécuritaires, reconnaissant l’agentivité, les savoirs et l’expertise des communautés autochtones et de leurs aîné·es en matière de prévention des violences fondées sur le genre et la sexualité.