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Des survivantes à bout de souffle : Les CALACS présentent « Essoufflées de crier »

Montréal, le 15 septembre 2023 – Le Regroupement québécois des Centres d’aide et de lutte contre les agressions à caractère sexuel (RQCALACS) et ses membres (CALACS) lancent leur campagne « Essoufflées de crier » dans le cadre de la 42e Journée d’action contre la violence sexuelle faite aux femmes.

Chaque année, cette journée vient s’ancrer dans la tradition militante des CALACS et vise à sensibiliser l’ensemble de la population aux enjeux liés aux violences à caractère sexuel (VACS). Pour l’occasion, les CALACS participants organisent des marches, des expositions et bien d’autres activités à travers le Québec.

« Essoufflées de crier », c’est un appel à la mobilisation, à l’action et à la solidarité. Cette campagne incarne la réalité alarmante des femmes ayant subi des VACS et qui voient leurs voix étouffées ainsi que leurs souffrances minimisées.

« La violence sexuelle est une réalité omniprésente et destructrice qui touche 1 femme sur 3 au Québec. Malheureusement, beaucoup de ces femmes ont le sentiment d’être épuisées de crier pour dénoncer les abus qu’elles ont subis, sans que leurs voix ne soient véritablement entendues. La stigmatisation, le manque de soutien et les réactions inappropriées de la part de la société rendent leur lutte pour la justice encore plus difficile », explique le CALACS de Trois-Rivières.

S’engager collectivement à agir contre les violences à caractère sexuel, c’est reconnaitre leur vécu et de permettre de créer un environnement où elles sont entendues, soutenues et où la prévention des agressions sexuelles est une réelle priorité.

Les organisations et les particuliers souhaitant participer à la diffusion de la campagne « Essoufflées de crier » sont invités à contacter le RQCALACS afin d’en recevoir les outils visuels en formats imprimés et digitaux, réalisés avec la contribution financière du Ministère de la Justice du Canada.

Journée d’action contre la violence sexuelle faite aux femmes: les CALACS lancent une campagne sur le consentement

Montréal, septembre 2022 –À l’approche de la Journée d’action contre la violence sexuelle faite aux femmes, le Regroupement québécois des Centres d’aide et de lutte contre les agressions à caractère sexuel (RQCALACS) lance la campagne «Se parler, en parler : vers une culture du consentement».

Description de la photo

Pour l’occasion, les CALACS à travers la province tiennent des marches, des ateliers et bien d’autres activités. Cela fait plus de quarante ans que le Regroupement et ses 26 centres membres luttent contre la culture du viol par le biais de la prévention, de la défense des droits et de l’aide aux victimes et survivantes d’agressions à caractère sexuel. Avec cette nouvelle campagne de sensibilisation, les CALACS invitent la population à regarder vers l’avenir et à tendre vers une culture du consentement, qui favoriserait des attitudes saines et égalitaires face à la sexualité et où plus aucune forme de violence ne serait minimisée.

Pour ce faire, le consentement doit à la fois se trouver à la base de nos relations et être abordé avec sérieux à l’échelle de la société. Le thème «Se parler, en parler : vers une culture du consentement» souligne ces deux dimensions.

Il faut d’abord se parler et s’écouter soi-même, puis se parler entre partenaires pour valider le consentement sexuel. Celui-ci doit être exprimé de façon libre, éclairée et enthousiaste pour chaque activité et il peut être retiré à tout moment.

«Pour faire advenir une culture du consentement, nous devons aussi en parler collectivement: déconstruire les tabous, les mythes et les préjugés. C’est ce que les CALACS font au quotidien», explique Camille Souza, du CALACS de Trois-Rivières.

«Cela passe impérativement par la lutte contre les inégalités, rappelle Karoleanne Thériault, du CALACS L’espoir des Îles, car les agressions à caractère sexuel font partie de la problématique plus large de la violence faite aux femmes et de son intersection avec d’autres contextes d’oppression, de discrimination et d’exclusion.»

L’histoire de la Journée d’action contre la violence sexuelle faite aux femmes remonte aux marches «La rue, la nuit, femmes sans peur» des années 1970, un mouvement féministe international qui visait à dénoncer les actes de violence et à se réapproprier l’espace public.

«Les CALACS sont fiers de participer à faire vivre cette tradition tous les troisièmes vendredis de septembre, et ce, depuis 1981», déclare Isabelle Corbin, du CALACS des Rivières Haute-Yamaska Brome-Missisquoi.

Les individus et organismes souhaitant participer à la diffusion de la campagne «Se parler, en parler: vers une culture du consentement» sont invités à contacter le RQCALACS afin d’en recevoir les outils visuels en formats imprimés et digitaux, réalisés avec la contribution financière du Ministère de la Justice du Canada.

«Courageuses de toutes façons… À notre façon!» : 39e Journée d’action contre la violence sexuelle faite aux femmes  

Montréal, le 8 septembre 2020 – Le Regroupement québécois des Centres d’aide et de lutte contre les agressions à caractère sexuel (RQCALACS) et ses membres souligneront, vendredi le 18 septembre 2020, la 39e Journée d’action contre la violence sexuelle faite aux femmes (JACVSFF) en lançant une campagne de sensibilisation sous le thème « Courageuses de toutes façons… À notre façon ! ». 

Les vagues de dévoilement qui ont eu lieu récemment, particulièrement la troisième vague de cet été, ont permis de mettre en lumière le fléau des violences sexuelles et de s’arrêter un moment pour se recentrer sur les survivantes. La libération de la parole des survivantes a été possible pour plusieurs, que ce soit sur la place publique ou en privé. Il faut toutefois noter que les témoignages les plus médiatisés restent ceux de réseaux majoritaires –blancs et francophones- menant ainsi vers une banalisation de certains vécus et une homogénéisation des expériences. En effet, les parcours de survivance sont pluriels et multiples et certains sont encore aujourd’hui perçus comme étant moins légitimes. Malgré les mouvements de dénonciation qui se sont succédés, le mythe de la victime parfaite, construit par les systèmes discriminatoires en place, persiste dans l’esprit collectif. Ces préjugés concourent à invisibiliser les expériences de plusieurs de nos communautés marginalisées – autochtones, racisées, handicapées, LGBTQIA2+, les survivant·es avec un statut migratoire précaire, les survivant·es d’inceste, etc. –, ajoutant des obstacles importants dans la recherche de soutien ou de justice. La campagne de la Journée d’action contre la violence sexuelle faite aux femmes 2020 vise donc à reconnaitre et célébrer les survivantes et leurs parcours, quels qu’ils soient. Ces trajectoires sont toutes empreintes de courage, un courage qui n’a certes pas été choisi, qui leur est imposé, mais qui est vécu selon les besoins et réalités de chacune.

« Je suis courageuse quand je décide de me choisir

Je suis courageuse quand je ne laisse pas mes blessures définir qui je suis

Je suis courageuse quand les choses du passé remontent et j’ai la force de vaincre »

Au cours des 10 prochains jours, les CALACS de la province organiseront divers événements et activités afin de souligner la JACVSFF, tout en respectant les règles de distanciation physique et les décrets gouvernementaux. Cette campagne est destinée à être diffusée largement. Les individus, groupes et organismes sont invités à contacter le RQCALACS afin de recevoir les outils en format numérique pour partager dans leur communauté.