Journée nationale de commémoration et d’action contre la violence faite aux femmes

06 décembre 2012

Campagne des 12 jours d’actions pour l’élimination de la violence envers les femmes

Le comité organisateur des 12 jours d’action pour l’élimination de la violence envers les femmes réunit à chaque année plusieurs personnes devant le palais de justice de Montréal pour le rassemblement public de commémoration de la tuerie de l’École Polytechnique. Le 6 décembre 1989, 14 femmes ont été assassinées parce qu’elles étaient des femmes. Les 12 jours d'action précèdent la date du 6 décembre.

L’événement a pour but de rappeler que malgré les avancées de la situation des droits des femmes au Québec, la violence envers les femmes continue d’exister, et ce, ici comme ailleurs. Plusieurs autres activités commémoratives ont lieu ailleurs au Québec et au Canada.

L’égalité impossible tant que la violence envers les femmes existe

«Encore aujourd’hui, trop de femmes meurent assassinées par des hommes. Trop souvent, on ne croit pas les femmes, on banalise ce qu’elles vivent, on excuse les hommes… Tant que toutes ces attitudes et ces préjugés à l’égard de la violence sexiste perdureront, une réelle égalité femmes-hommes est impossible» déplore Alexa Conradi, présidente de la Fédération des femmes du Québec et porte-parole.

Karine Tremblay du Regroupement québécois des CALACS et porte-parole rappelle que la violence envers les femmes est encore trop répandue. «On en parle bien peu, mais la violence subie par les femmes est toujours un fléau, et elle devrait faire l’objet d’une mobilisation majeure, qui déborde du mouvement des femmes» ajoute-t-elle.

Les femmes sont encore victimes de violence parce qu’elles sont des femmes, ici comme ailleurs

Le 6 décembre est aussi l’occasion de dénoncer l’impunité favorisée par les structures judiciaires et étatiques qui s’avèrent incapables de garantir la sécurité et le respect de la vie des femmes.

En effet, des horreurs ont encore lieu aujourd’hui partout sur la planète : « 400 000 femmes sont violées chaque année en République démocratique du Congo (RDC), soit plus de 1150 par jour et près de 50 par heure ; puis, environ 1000 femmes ont été enlevées, violées, mutilées et tuées dans la ville de Ciudad Juarez au Mexique depuis 1993 » déplore Yasmina Chouakri de la Table de concertation des organismes au service des personnes réfugiées et immigrantes et porte-parole. De plus, «plus de 600 femmes autochtones ont disparues et on été assassinées au Canada depuis les 20 dernières années, et ce, sans qu’il y ait commission d’enquête au niveau national Comment se fait-il qu’aucune mesure concrète ne soit mise en place par les États et gouvernements lors de crimes contre les femmes à si grande échelle ? » interroge Viviane Michel, présidente de Femmes autochtones du Québec et porte-parole.

« Au Québec, 31 femmes ont été tuées ou victimes de tentatives de meurtre de la part de leur conjoint ou ex-conjoint en 2011, et un organisme comme SOS violence conjugale reçoit encore au-delà de 25 000 demandes d’aide par année. Plus qu’être saisissantes, ces données devraient être perçues comme un appel à l’action concertée» affirme Manon Monastesse de la Fédération de ressources d’hébergement pour femmes violentées et en difficulté du Québec. « La société québécoise démontre une volonté d’établir des rapports sociaux de sexes plus égalitaires. Pourtant, elle maintient des idéologies et des structures qui occultent encore la pleine reconnaissance et la résolution de la problématique de la violence faite aux femmes qui, ne l’oublions pas, demeure pandémique à l’échelle mondiale » soulève la porte-parole.

«En ce 6 décembre 2012, nous rappelons que, tant qu’il y aura de la violence envers les femmes et que celle-ci sera banalisée et tolérée, notre lutte pour que les femmes vivent en sécurité et en toute dignité se poursuivra!» termine Alexa Conradi. Toutes les informations sur la Campagne des 12 jours d’actions pour l’élimination de la violence envers les femmes sont disponibles au :www.ffq.qc.ca.

Actualités RQCALACS

28
avr

« Pour les victimes, la cause est entendue, mais elle le devrait être aussi pour le gouvernement du Québec, car le 4 avril 2018 la Coalition Avenir Québec prenait l’engagement d’abolir le délai de prescription s’il prenait le pouvoir lors des élections générales du 1er octobre dernier, tout comme le Parti Québécois et Québec solidaire. Nous attendons donc un projet de loi et il nous est difficile d’être patient, car nous attendons depuis si longtemps d’avoir simplement un accès juste à la justice » a conclu monsieur Sébastien Richard.

Lire la suite »

24
avr

Les personnes intéressées ont jusqu'au 20 mai 2019 pour soumettre leur candidature au poste d'agente de liaison au volet diversité et intersectionnalité et au poste d'agente de liaison à l'analyse des enjeux et incidences politiques.

Lire la suite »

18
mar

La Ministre de la justice et procureure générale du Québec, Mme Sonia Lebel, accompagnée de Mme Hélène David, Mme Véronique Hivon et Mme Christine Labrie (toutes les trois respectivement Députées de Marguerite-Bourgeoys, Joliette et Sherbrooke) ont annoncé, ce matin, la création d’un comité d’expert.e.s sur l'accompagnement des victimes d'agressions à caractère sexuel et de violence conjugale. Le Regroupement québécois des Centres d’aide et de lutte contre les agressions à caractère sexuel (RQCALACS) salue cette initiative qui s’inscrit selon nous dans une recherche de pistes de solutions basées sur le partage d’expériences et d’expertises entre les groupes terrains et les instances politiques.

Lire la suite »

Voir toutes les actualités »

CALACS sur la carte

Voir les coordonnées »

Projet vedette

Campagne de la Journée d'action 2019

Lire la suite »