Attitude aidante # 11 : FAVORISER SON AUTONOMIE

02 septembre 2016

Il est normal de vouloir trouver des solutions ou d’offrir ses conseils à une personne dans le besoin. Si vous êtes tentée par une telle attitude, rappelez-vous que l’agression sexuelle se caractérise par la prise de pouvoir sur une personne qui s’est vue imposer quelque chose contre sa volonté. Se reconstruire suite à une agression, c’est récupérer sa volonté propre, son pouvoir d’agir, de vouloir ou de refuser. En gardant cela en tête, il vous sera plus facile d’accompagner la personne vers la reprise de son autonomie en l’invitant à identifier elle-même ses besoins et à trouver les moyens d’y répondre. Encouragez-la à prendre ses propres décisions. Valorisez les bons coups, misez sur ses forces, soulignez ses bonnes idées. Aidez là à reprendre confiance en elle. Accompagnez-la dans son cheminement, en suivant son rythme, afin qu’elle reprenne du pouvoir sur sa vie. Bien que cela soit tentant, évitez la prise en charge de l’autre. La prise en charge peut être néfaste. Elle peut amener une forme de revictimisation ou encore décourager l’autonomie de la personne, ce qui n’est pas souhaitable.


*Cette mise en situation est fictive, elle est uniquement présentée à titre d’exemple :


Parce que Liliana est née avec une déficience intellectuelle, elle vit toujours chez son père à l’âge de 40 ans. Lorsque Liliana lui a parlé du harcèlement sexuel que lui imposait son nouveau supérieur au travail, son père a immédiatement appelé l’employeur pour lui dire que sa fille ne remettrait plus les pieds dans son
entreprise. Privée de son emploi, Liliana est restée à la maison et s’est refermée sur elle-même jusqu’au jour où elle a décidé d’en parler avec sa voisine. Elle lui a dit ce qu’elle n’avait pas pu dire à son père : Liliana préférait retourner au travail que de rester toute la journée à la maison. Quand sa voisine lui a demandé ce qu’elle voulait faire,  Liliana a pris plusieurs jours pour y penser. Puis, elle est retournée la voir et lui a dit qu’elle voulait porter plainte contre son supérieur et
récupérer son poste à l’usine. Sa voisine lui a dit qu’elle était fière de sa décision et lui a offert son aide pour l’accompagner dans ses démarches.

 

Téléchargez la version PDF de l'attitude aidante # 11

La campagne #OnVousCroit

 

Voir les attitudes aidantes précédentes

 

 

Actualités RQCALACS

13
avr

Montréal, jeudi le 13 avril 2017 – Le Regroupement québécois des centres d’aide et de lutte contre les agressions à caractère sexuel (RQCALACS) est insatisfait des résultats obtenus suite à la révision des dossiers d’agression sexuelle classés non fondés. Une simple révision du classement de dossiers est-elle vraiment la solution que les services de police ont trouvée pour régler le problème du faible taux de dénonciation en matière d’agression à caractère sexuel?

Lire la suite »

20
fév

Ça fait maintenant presque qu’un an et demi qu’on propage le message #OnVousCroit dans les médias traditionnels et sociaux lorsqu’il est question de violence sexuelle. Depuis, on nous reproche de croire les yeux fermés, on nous accuse de sexisme inversé et de nous penser au-dessus des lois, on nous traite d’extrémistes et on nous dit que notre message nuit à notre crédibilité. À tous-tes les sceptiques, qui jugent que notre message #OnVousCroit est futile, vous trouverez, dans les lignes qui suivent, les raisons pour lesquelles nous ne cesserons pas de l’utiliser.

Lire la suite »

9
fév

Montréal, jeudi le 9 février 2017 – Le Regroupement québécois des centres d’aide et de lutte contre les agressions à caractère sexuel (RQCALACS) juge inadéquate la déclaration de Gerry Sklavounos et souhaite que le gouvernement Couillard décide de ne pas le réintégrer à son caucus.

Lire la suite »

Voir toutes les actualités »

CALACS sur la carte

Voir les coordonnées »

Projet vedette

Campagne contre les violences vécues par les femmes locataires

Lire la suite »