Attitude aidante #3 RESPECTER LE VÉCU DE LA VICTIME

10 septembre 2016

L’agression sexuelle implique une des plus grandes formes d’irrespect d’autrui. Pour cette raison, il est important de respecter le rythme de la personne, ses silences comme ses hésitations. Soyez patient-e, ses propos seront peut-être confus ou répétitifs, mais ils seront libérateurs. En parlant de l’agression dont elle a été victime, la personne reprend petit à petit du pouvoir sur ce qu’elle vit. Laissez-lui le contrôle : elle vous dira ce qu’elle a besoin de dire (ou crier), dans les mots qui sont les siens. Ne cherchez pas à mettre des mots sur ce qu’elle a vécu ou sur ses émotions, laissez-lui le pouvoir d’identifier, de nommer, de comprendre. 

Évitez de poser des questions sur l’agression. Faites-lui sentir que l’important maintenant c’est elle et non les faits. Centrez-vous sur son vécu.

*Cette mise en situation  est fictive, elle est uniquement présentée à titre d’exemple :

Selma est entrée dans le bureau de son professeure en lui disant qu’elle voulait lui parler de quelque chose. Puis, elle est restée silencieuse. Son professeure l’a invité à s’asseoir en lui disant qu’elle n’était pas pressée. Lorsqu’elle a commencé à raconter, les mots sont sortis en désordre, comme s’ils avaient été entassés pêle-mêle depuis trop longtemps. À plus d’une reprise, elle a parlé des pas de son oncle dans le couloir, mais lorsqu’elle disait combien elle avait peur en entendant la porte de sa chambre s’ouvrir, sa voix se cassait et elle arrêtait son récit net. Tout ce qu’elle a dit c’est qu’une fois la porte ouverte, elle se sentait comme une poupée de chiffon. Les autres mots ne voulaient pas sortir. Inquiète, elle a levé le regard vers son professeure. « Je comprends Selma. Je n’ai pas besoin d’en savoir plus, mais si tu veux en parler je suis là. »  Selma était soulagée, elle avait réussi, quelqu’un avait compris. 

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