Enjeux

 

 

Justice

Le financement

L'exploitation sexuelle et la prostitution

L'hypersexualisation et la publicité sexiste

 

Justice

En tant que groupe de défense de droits des femmes agressées sexuellement, nous sommes sans cesse confrontées aux lacunes du système judiciaire en ce qui concerne le traitement des causes d’agressions sexuelles. 

Si le système judiciaire a connu des améliorations au cours des années, il reste que la victime se retrouve, dans bien des cas, au banc des accusés, avec tous les jugements et les stéréotypes des acteurs du système qui sont liés à la question des agressions sexuelles.  Les sentences peu sévères, les délais qui s’allongent pour les victimes qui portent plainte et le faible taux de rétention des plaintes sont des exemples des lacunes de ce système. 

La loi de l’aide et de l’indemnisation des victimes d’actes criminels présente aussi des lacunes. Toutes les formes d’agressions sexuelles ne sont pas inclues dans la liste d’actes criminels reconnus par la loi, un délai de deux ans  à partir de la prise de conscience  est imposé pour présenter une demande de compensation ce qui pénalise les victimes d’agressions sexuelles, les agressions sexuelles subies à l’étranger ne sont pas admissibles et il y a une prescription de 30 ans pour toute poursuite judiciaire au civil. Il existe des aménagements pour la résiliation du bail.

Pour en savoir plus long, consultez :

 

Le financement

Les CALACS sont des ressources spécialisées en violence sexuelle, enracinés chacun dans leur milieu respectif par le biais de partenariats et de concertation, de campagnes publiques et de services à la population. Leur expérience et leur expertise développées au cours des 40 dernières années ne sont pas utilisées à leur plein potentiel et leur rayonnement dans la communauté est freiné par leur manque de ressources.  Les différentes conjonctures sociales et médiatiques se succédant pour lever le voile sur l’omniprésence de la violence à caractère sexuel, les demandes d’aide, de prévention et de partenariats affluent dans les CALACS qui accusaient déjà, 10 ans auparavant, un manque criant de ressources pour mener à bien leur mission.

Afin de répondre aux nombreuses demandes provenant tant des victimes que de la population en général, laquelle exige davantage d’actions de prévention pour enrayer le problème social qu’est la violence sexuelle, le Regroupement québécois des CALACS s’adresse au Ministère de la santé et de services sociaux afin d’obtenir le financement permettant aux Centres de déployer leur mission.  La hausse demandée au niveau du Programme de soutien aux organismes communautaires (PSOC) se chiffre à 5 853 672 $ de dollars par année. Ce montant total a été établi à partir des réponses recueillies lors d’un sondage effectué en novembre 2017 auprès des 26 Centres membres du Regroupement. Il identifie l’écart entre les montants demandés dans le cadre du PSOC et les montants reçus pour l’année 2017-2018. Le réseau des CALACS a besoin d’un financement lui permettant non seulement de répondre aux demandes actuelles, mais d’élargir son action pour rejoindre l’ensemble des femmes.

Les revendications du RQCALACS s'inscrivent  dans le cadre de la campagne nationale «CA$$$H : communautaire autonome en santé et services sociaux – Haussez le financement ! » coordonnée par la Table des regroupements provinciaux d’organismes communautaires et bénévoles. Par cette campagne, nous sommes 3000 organismes communautaires autonomes en santé et services sociaux revendiquant un financement supplémentaire de 355 millions de dollars annuellement, ainsi que la mise en place d’une véritable politique nationale de financement dédiée à la mission des organismes.

Pour en savoir plus long, consultez :

  • "Services en agression sexuelle : une situation alarmante, des solutions présentes"  Portrait des besoins au sein du Regroupement québécois des CALACS, présenté à Mme Hélène David, ministre responsable de la condition féminine et Mme Lucie Charlebois, ministre déléguée à la santé publique, décembre 2017.  Portrait général des besoins (PDF, 30 p.)

 L'exploitation sexuelle et la prostitution

Il y a quelques années, les membres du RQCALACS prenaient position sur la question de la prostitution.  Pour nous, il est clair qu’elle  est une forme de violence, d’aliénation et d’agression à caractère sexuel, puisque nous la considérons comme de  l’exploitation sexuelle.

Au printemps 2005, l’Association canadienne des Centres contre les agressions à caractère sexuel (ACCCACS) adoptait une résolution demandant la décriminalisation des personnes prostituées et victimes de trafic.  Il était demandé au Gouvernement d’agir contre les clients, les proxénètes et les trafiquants.  En tant que membre de l’ACCCACS, nous nous inscrivons dans le courant abolitionniste qui préconise des mesures pour lutter  contre le système prostitutionnel.

Le RQCALACS soutient les femmes prostituées et celles ayant eu un lien avec la prostitution et lutte pour la décriminalisation de celles-ci mais pas des clients et des proxénètes.

La plupart des personnes qui se prostituent le font par manque de choix et souvent elles commencent en très bas âge.  « Selon les estimations, la moyenne d’âge de ceux et celles qui débutent dans la prostitution est de 13 ou 14 ans et elle tend à baisser » (Yolande Geadah, La prostitution, un métier comme un autre?, 2003).  Plusieurs études démontrent  que la grande majorité des femmes prostituées veulent s’en sortir (Élaine Audet, Prostitution, perspectives féministes, 2005). L’État devrait leur offrir de réelles alternatives pour répondre à leur besoin. Par exemple, en instaurant des mesures concrètes de lutte à la pauvreté.

La prostitution laisse plusieurs conséquences tant au plan individuel que social.  Notre travail consiste à aider les femmes à les surmonter.  Au niveau social, la prostitution perpétue les inégalités entre les hommes et les femmes.  Ces dernières sont touchées par cette réalité en vivant dans une société où la pornographie et la prostitution sont banalisées, voir encouragées.  Nous croyons qu’un autre monde est possible : un monde libéré de la prostitution et de toutes les  formes d’exploitation sexuelle.

Pour plus d’information, consultez :

Concertation des luttes contre l’exploitation sexuelle

L'hypersexualisation et la publicité sexiste

L’hypersexualisation de la société et la publicité sexiste sont des phénomènes étroitement liés à la problématique des agressions à caractère sexuel.  L’omniprésence de la sexualité et du corps des femmes  n’est pas sans conséquences. 

Que ce soit par l’entremise des magazines, des publicités, d’internet, des vidéoclips ou d’autres médias, l’image sexualisée des femmes et des filles nourrit l’idée de la femme objet. 

Cette représentation sociale  ne favorise en rien l’égalité entre les sexes et banalise la violence envers les femmes et les filles.

L’influence de ces phénomènes est grande tant sur les adolescent(e)s que sur les adultes. .  Ces images envoient comme message que les femmes se doivent d’être sexy, provocantes et disponibles sexuellement, venant ainsi brouiller la notion de consentement et légitimant les agresseurs sexuels.

Pour plus  d’information et pour savoir comment réagir à l’hypersexualisation,

nous vous invitions à consulter :

Différents outils sont également disponibles sur le site : Outiller les jeunes contre l’hypersexualisation

 

Actualités RQCALACS

12
oct

À pareille date l’an dernier, les réseaux sociaux étaient pris d’assaut par des milliers survivant.e.s d’agression à caractère sexuel qui témoignaient de leur vécu sous le mot-clic #MeToo, alors qu’une actrice hollywoodienne, Alyssa Milano, propulsait le mouvement initié par la militante afro-féministe Tarana Burke. Aujourd’hui, les Centres d’aide et de lutte contre les agressions à caractère sexuel (CALACS) réitèrent la nécessité d’un véritable changement de culture PERMANENT et des actions soutenues pour contrer les violences sexuelles.

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28
sep

Lettre ouverte suite au point de presse du Parti Québécois du mercredi 26 septembre 2018 Le Regroupement québécois des Centres d’aide et de lutte contre les agressions à caractère sexuel (RQCALACS) constate la sortie du Parti Québécois– représenté par la vice cheffe du Parti Québécois, Véronique Hivon, ainsi que les candidats Carole Poirier (Hochelaga Maisonneuve), Maka Kotto (Bourget), Jennifer Drouin (Sainte-Marie–Saint-Jacques) et Marie-Aline Vadius (Laurier-Dorion)- pour rappeler l’importance de donner suite au mouvement #moiaussi.

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25
sep

À quelques jours des élections, force est de constater que les chef.fes de partis n’ont pas tiré de grandes leçons du mouvement planétaire #moiaussi des derniers mois. La devise du Québec ne semble pas s’appliquer aux dossiers chauds soulignant l’ampleur des discriminations, iniquités et violences diverses et variées dont sont encore victimes les femmes au quotidien dans notre société dite progressiste. Il semble malheureusement que leur vote soit considéré aussi acquis que leur consentement.

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