Enjeux

L'exploitation sexuelle et la prostitution

L'hypersexualisation et la publicité sexiste

Justice

Le financement

Un 3e plan d’action gouvernemental en matière d’agression sexuelle

 

 L'exploitation sexuelle et la prostitution

Il y a quelques années, les membres du RQCALACS prenaient position sur la question de la prostitution.  Pour nous, il est clair qu’elle  est une forme de violence, d’aliénation et d’agression à caractère sexuel, puisque nous la considérons comme de  l’exploitation sexuelle.

Au printemps 2005, l’Association canadienne des Centres contre les agressions à caractère sexuel (ACCCACS) adoptait une résolution demandant la décriminalisation des personnes prostituées et victimes de trafic.  Il était demandé au Gouvernement d’agir contre les clients, les proxénètes et les trafiquants.  En tant que membre de l’ACCCACS, nous nous inscrivons dans le courant abolitionniste qui préconise des mesures pour lutter  contre le système prostitutionnel.

Le RQCALACS soutient les femmes prostituées et celles ayant eu un lien avec la prostitution et lutte pour la décriminalisation de celles-ci mais pas des clients et des proxénètes.

La plupart des personnes qui se prostituent le font par manque de choix et souvent elles commencent en très bas âge.  « Selon les estimations, la moyenne d’âge de ceux et celles qui débutent dans la prostitution est de 13 ou 14 ans et elle tend à baisser » (Yolande Geadah, La prostitution, un métier comme un autre?, 2003).  Plusieurs études démontrent  que la grande majorité des femmes prostituées veulent s’en sortir (Élaine Audet, Prostitution, perspectives féministes, 2005). L’État devrait leur offrir de réelles alternatives pour répondre à leur besoin. Par exemple, en instaurant des mesures concrètes de lutte à la pauvreté.

La prostitution laisse plusieurs conséquences tant au plan individuel que social.  Notre travail consiste à aider les femmes à les surmonter.  Au niveau social, la prostitution perpétue les inégalités entre les hommes et les femmes.  Ces dernières sont touchées par cette réalité en vivant dans une société où la pornographie et la prostitution sont banalisées, voir encouragées.  Nous croyons qu’un autre monde est possible : un monde libéré de la prostitution et de toutes les  formes d’exploitation sexuelle.

Pour plus d’information, consultez :

Concertation des luttes contre l’exploitation sexuelle

 

L'hypersexualisation et la publicité sexiste

L’hypersexualisation de la société et la publicité sexiste sont des phénomènes étroitement liés à la problématique des agressions à caractère sexuel.  L’omniprésence de la sexualité et du corps des femmes  n’est pas sans conséquences. 

Que ce soit par l’entremise des magazines, des publicités, d’internet, des vidéoclips ou d’autres médias, l’image sexualisée des femmes et des filles nourrit l’idée de la femme objet. 

Cette représentation sociale  ne favorise en rien l’égalité entre les sexes et banalise la violence envers les femmes et les filles.

L’influence de ces phénomènes est grande tant sur les adolescent(e)s que sur les adultes. .  Ces images envoient comme message que les femmes se doivent d’être sexy, provocantes et disponibles sexuellement, venant ainsi brouiller la notion de consentement et légitimant les agresseurs sexuels.

Pour plus  d’information et pour savoir comment réagir à l’hypersexualisation,

nous vous invitions à consulter :

Différents outils sont également disponibles sur le site : Outiller les jeunes contre l’hypersexualisation

 

Justice

En tant que groupe de défense de droits des femmes agressées sexuellement, nous sommes sans cesse confrontées aux lacunes du système judiciaire en ce qui concerne le traitement des causes d’agressions sexuelles. 

Si le système judiciaire a connu des améliorations au cours des années, il reste que la victime se retrouve, dans bien des cas, au banc des accusés, avec tous les jugements et les stéréotypes des acteurs du système qui sont liés à la question des agressions sexuelles.  Les sentences peu sévères, les délais qui s’allongent pour les victimes qui portent plainte et le faible taux de rétention des plaintes sont des exemples des lacunes de ce système. 

La loi de l’aide et de l’indemnisation des victimes d’actes criminels présente aussi des lacunes. Toutes les formes d’agressions sexuelles ne sont pas inclues dans la liste d’actes criminels reconnus par la loi, un délai de deux ans  à partir de la prise de conscience  est imposé pour présenter une demande de compensation ce qui pénalise les victimes d’agressions sexuelles, les agressions sexuelles subies à l’étranger ne sont pas admissibles et il y a une prescription de 30 ans pour toute poursuite judiciaire au civil. Il existe des aménagements pour la résiliation du bail.

Pour en savoir plus long, consultez :

 

Le financement

L’objectif pour le RQCALACS est de revendiquer une hausse du financement des ressources de type CALACS auprès du ministère de la Santé et des Services sociaux, dans le but de répondre aux besoins non comblés en matière de violence sexuelle pour les femmes et les adolescentes dans chacune des régions.

Nous avons chiffré les besoins non comblés en calculant l’écart entre les besoins des CALACS et le financement réel reçu. La démarche est régionale et consiste à mettre en commun ces estimations. La compilation de l’ensemble de ces données donne un montant global de 3,4 M

 

Un 3e plan d’action gouvernemental en matière d’agression sexuelle

Ces travaux s’adressent principalement au Comité interministériel de coordination en matière de violence conjugale, familiale et sexuelle.

Les recommandations en vue d’un troisième plan d’action se sont établies après avoir fait le bilan des premier et second plans d’action. Rappelons que le premier plan d’action remonte à 2001. Les recommandations portent sur l’importance de remettre de l’avant l’analyse sociale de la problématique de la violence sexuelle, laquelle semble perdre de plus en plus de terrain, le rétablissement des cours d’éducation sexuelle dans les écoles et la demande que le gouvernement s’engage à produire une campagne grand public de sensibilisation sur les agressions sexuelles.

Téléchargez le document de recommandations (2014).

 

Actualités RQCALACS

12
sep

Montréal, le 12 septembre 2017 – Le Regroupement québécois des Centres d’aide et de lutte contre les agressions à caractère sexuel (RQCALACS) et ses membres soulignent, le vendredi 15 septembre 2017, la 36e Journée d’action contre la violence sexuelle faite aux femmes (JACVSFF) sous le thème Agressions sexuelles… le vécu invisible des femmes.

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21
aoû

Montréal, lundi le 21 août 2017 – Le Regroupement québécois des centres d’aide et de lutte contre les agressions à caractère sexuel (RQCALACS) salue la volonté de la ministre David d’effectuer un changement de culture dans les communautés collégiale et universitaire en matière de violence sexuelle. Nous sommes ravies qu’une « Stratégie d’intervention pour prévenir et contrer les violences à caractère sexuel en enseignement supérieur » ait été lancée avant la rentrée scolaire et nous recevons avec enthousiasme l’annonce des 23 millions qui seront investis, sur cinq ans, pour la mise en place des mesures annoncées.

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15
jui

Montréal, le 15 juin 2017 – À l’occasion d’une audience devant le Tribunal Administratif du Québec (TAQ), plusieurs regroupements unissent leur voix pour dénoncer une faille du système d’aide sociale qui prive des victimes d’actes criminels de leurs indemnités.

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36e Journée d'action contre la violence sexuelle faite aux femmes : les activités des membres

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