Le RQCALACS juge inadéquate la déclaration de Gerry Sklavounos

09 février 2017

Montréal, jeudi le 9 février 2017 – Le Regroupement québécois des centres d’aide et de lutte contre les agressions à caractère sexuel (RQCALACS) juge inadéquate la déclaration de Gerry Sklavounos et souhaite que le gouvernement Couillard ne le réintègre pas à son caucus.

On peut constater, dans la déclaration du député Sklavounos, qu’il se déresponsabilise complètement des gestes répréhensibles qu’il a commis envers les femmes. En invoquant sa personnalité extravertie, volubile et passionnée et en faisant allusion à des tentatives maladroites de socialiser, il se positionne en effet comme une victime qui n’a absolument rien à se reprocher. Gerry Sklavounos remet l’entière responsabilité sur les épaules des femmes qui ont dénoncé ses comportements en prétendant qu’elles les auraient mal interprétés et en les blâmant de ne pas lui avoir exprimé leur malaise. Ce faisant, il banalise le harcèlement sexuel et les conséquences qui découlent de ces comportements inacceptables.

Il nous apparaît plutôt inquiétant qu’un homme qui siège à l’Assemblée nationale, en 2017, ne sache pas faire la différence entre un compliment ou une blague pour détendre l’atmosphère et du harcèlement sexuel. Alors que les premiers comportements devraient susciter une réaction positive de la part des personnes visées, le harcèlement sexuel provoque malaise et inconfort. Si M. Sklavounos n’a pas été en mesure de déceler les malaises qu’il a vraisemblablement provoqués dans le passé, c’est qu’il n’en avait manifestement pas la volonté. Et avec la déclaration qu’il a prononcée plus tôt aujourd’hui, dans laquelle il justifie les gestes qui lui sont reprochés par sa personnalité extravertie, tout porte à croire que les comportements du député libéral ne changeront pas de sitôt.

Reste maintenant à savoir si le premier ministre du Québec décidera, malgré tout, de réintégrer le député Sklavounos à son caucus. Chose certaine, il s’agit d’une occasion intéressante pour le gouvernement Couillard de montrer sa réelle volonté de lutter contre les violences sexuelles faites aux femmes et de mettre un terme à cette culture de l’impunité qui règne lorsqu’il est question de ce fléau social.

 

Pour information :

          Stéphanie Tremblay, agente de communication
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