Lettre ouverte en soutien à des battantes

21 octobre 2016

Tout a commencé avec #AgressionNonDénoncée en 2014. Puis, il y a eu le cas de Jian Gomeshi, qui a montré l’inefficacité de notre système de justice à traiter les situations d’agressions sexuelles. Il y a eu les femmes autochtones de Val d’Or, qui ont dénoncé les agressions des policiers, puis ces derniers qui poursuivent actuellement la journaliste qui a révélé ces crimes dans un reportage bouleversant. Il y a eu le harcèlement sexuel de Marcel Aubut. Il a eu la GRC et les Forces armées canadiennes. Il y a eu les initiations universitaires dénoncées pour leurs activités dégradantes, sur le plan sexuel, envers les femmes. Il y a eu la série d’agressions commises dans les résidences de l’Université Laval. Et il y a cette femme qui a dévoilé ouvertement, mercredi soir dernier, l’agression sexuelle que lui a fait subir un député. Il y a, depuis des lunes, l’inceste, le harcèlement sexuel, l’exploitation sexuelle, les attouchements sexuels, etc.

Et puis il y a le gouvernement de Philippe Couillard qui, depuis trois ans, nous laisse sans plan d’action pour lutter contre la violence sexuelle. Trouvez l’erreur.

Le Regroupement québécois des centres d’aide et de lutte contre les agressions à caractère sexuel (RQCALACS) et ses membres tiennent à exprimer toute leur solidarité envers chacune des victimes d’agression sexuelle, qu’elles aient dénoncé publiquement ou non les crimes qu’elles ont subis. Nous saluons avec enthousiasme les initiatives entreprises par les survivantes elles-mêmes. Elles ne sont plus des victimes. Elles ont survécu aux gestes qui ont été posés sur elles et elles reprennent actuellement le pouvoir qui leur a été enlevé au moment de l’agression subie.

Nous souhaitons fermement que cette importante médiatisation de la problématique de la violence sexuelle contribue à mettre un terme à cette culture du viol qui permet aux hommes d’agresser sexuellement des femmes en toute impunité.  Désormais, les agresseurs sauront que leurs gestes peuvent être révélés, en tout moment, à la lumière du jour. Le temps où les agresseurs pouvaient briser des vies en sachant trop bien qu’il n’y aurait aucune conséquence à leurs actes est maintenant révolu. La honte serait-elle en train de changer de camp?

Nous assistons, depuis 2014, à une réelle prise de conscience collective. Le RQCALACS s’en réjouit. Maintenant, c’est au gouvernement de Philippe Couillard d’être proactif dans cette lutte aux violences sexuelles. Nous en avons assez des réactions à la pièce. Ce dont le Québec a réellement besoin, c’est d’une stratégie globale pour prévenir et contrer les violences sexuelles.

Nos pensées et nos énergies sont avec les battantes qui surmontent quotidiennement les conséquences des agressions subies, principalement celles qui sont souvent dans l’ombre, soient les femmes en situation de handicap, les femmes sourdes, autochtones, racisées, immigrantes, lesbiennes, bisexuelles, en situation de précarité financière. À toutes, les CALACS vous disent : #OnVousCroit.

Pour les survivantes et leur entourage qui ont besoin de soutien, contactez le CALACS de votre régionou la ligne d’écoute provinciale :1-888-933-9007.

Actualités RQCALACS

18
avr

Nous avons, dans les Centres d’aide et de lutte contre les agressions à caractère sexuel (CALACS), sursauté à la lecture de la chronique de Sophie Durocher intitulée « Encore une fausse accusation de viol ». Voici notre réaction :

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13
avr

Montréal, jeudi le 13 avril 2017 – Le Regroupement québécois des centres d’aide et de lutte contre les agressions à caractère sexuel (RQCALACS) est insatisfait des résultats obtenus suite à la révision des dossiers d’agression sexuelle classés non fondés. Une simple révision du classement de dossiers est-elle vraiment la solution que les services de police ont trouvée pour régler le problème du faible taux de dénonciation en matière d’agression à caractère sexuel?

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20
fév

Ça fait maintenant presque qu’un an et demi qu’on propage le message #OnVousCroit dans les médias traditionnels et sociaux lorsqu’il est question de violence sexuelle. Depuis, on nous reproche de croire les yeux fermés, on nous accuse de sexisme inversé et de nous penser au-dessus des lois, on nous traite d’extrémistes et on nous dit que notre message nuit à notre crédibilité. À tous-tes les sceptiques, qui jugent que notre message #OnVousCroit est futile, vous trouverez, dans les lignes qui suivent, les raisons pour lesquelles nous ne cesserons pas de l’utiliser.

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Projet vedette

Campagne contre les violences vécues par les femmes locataires

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