URGENCE: les femmes et les filles victimes de violences sexuelles attendent toujours

22 juin 2016

Montréal le 22 juin 2016– Trois ans et trois consultations depuis que le 2ème plan d’action gouvernemental en matière d’agressions sexuelles 2008-2013 est échu. Plus de trois ans également que le gouvernement promet un plan d’action en matière d’exploitation sexuelle. Le Regroupement québécois des CALACS et les groupes travaillant auprès des femmes présentant les plus hauts taux de victimisation en matière de violence sexuelle déplorent la lenteur administrative qui laisse planer le doute sur l’importance qu’accorde réellement le gouvernement à ce fléau social d’envergure.

Le risque de se faire agresser sexuellement pour une femme ou une fille est toujours bien réel – 1 sur 3 au Québec -, pourtant de moins en moins de victimes se tournent vers le système judiciaire, soit seulement 5% en 2013-2014 selon Statistiques Canada. Or, le gouvernement ne semble réagir qu’aux cas qui sont médiatisés, particulièrement ceux qui mettent en lumière l’inaction de celui-ci. Pensons notamment aux femmes autochtones de Val D’or dont les accusés sont des employés de l’État ou encore aux jeunes fugueuses victimes d’exploitation sexuelle. Malheureusement, ce ne sont pas des cas isolés et les milliers de dévoilements via la campagne  #AgressionNonDénoncée en témoignent. « Nous côtoyons des survivantes d’agression sexuelle quotidiennement et les besoins sont grands. Pour assurer un soutien et des services adéquats, les organismes doivent être en mesure de les accueillir» souligne Nathalie Duhamel, coordonnatrice du RQCALACS.

La sortie de la Stratégie gouvernementale pour prévenir et contrer les violences sexuelles 2016-2021 était prévue ce printemps selon le gouvernement. « Nos attentes sont élevées. Après toutes les consultations, nous espérons que le gouvernement nous a écoutées et que la stratégie intègrera les recommandations des organismes spécialisés » ajoute Éliane Legault-Roy, porte-parole de la Concertation des luttes contre l’exploitation sexuelle. Les ressources de première ligne revendiquent la reconnaissance de l’expertise des CALACS sur le terrain ainsi que des mesures spécifiques d’aide et de prévention pour enrayer les taux de violence supérieur à l’égard des personnes en situation de handicap, les communautés de diverses origines et agir auprès des personnes LGBTQIA. « L’impact de ces actions dépend directement de la collaboration des organismes du milieu, ils doivent faire partie de la solution. » rappelle Manon Deschênes, directrice générale du Réseau des lesbiennes du Québec.   De la même façon, les organismes revendiquent des mesures ciblées pour répondre aux besoins des communautés autochtones, tenant compte des recommandations formulées à cet égard par Femmes autochtone du Québec. « Nous sommes préoccupées par le peu d’importance qu’accorde le gouvernement à ce fléau social d’envergure qu’est la violence des hommes envers les femmes. Les femmes et les filles victimes d’agressions sexuelles et d’exploitation sexuelle ont besoin d’aide maintenant, l’inaction du gouvernement dans ce dossier est déplorable» conclut Mme Duhamel.

- 30 –

Pour plus d’informations :

Nathalie Duhamel, coordonnatrice du RQCALACS au 514-346-5252

Éliane Legault-Roy, responsable des communications de la Concertation des luttes contre l’exploitation sexuelle (CLES) 514-692-4762 eliane.legault-roy@lacles.org

Groupes qui appuient ce communiqué :

Concertation des luttes contre l’exploitation sexuelle

 

Réseau des lesbiennes du Québec

 

Réseau d’action pour l’égalité des femmes immigrées et racisées du Québec

 

Mouvement contre le viol et l’inceste 

Actualités RQCALACS

18
mar

La Ministre de la justice et procureure générale du Québec, Mme Sonia Lebel, accompagnée de Mme Hélène David, Mme Véronique Hivon et Mme Christine Labrie (toutes les trois respectivement Députées de Marguerite-Bourgeoys, Joliette et Sherbrooke) ont annoncé, ce matin, la création d’un comité d’expert.e.s sur l'accompagnement des victimes d'agressions à caractère sexuel et de violence conjugale. Le Regroupement québécois des Centres d’aide et de lutte contre les agressions à caractère sexuel (RQCALACS) salue cette initiative qui s’inscrit selon nous dans une recherche de pistes de solutions basées sur le partage d’expériences et d’expertises entre les groupes terrains et les instances politiques.

Lire la suite »

25
fév

L’Université du Québec à Montréal (UQAM) et le Regroupement québécois des Centres d’aide et de lutte contre les agressions à caractère sexuel (RQCALACS) sont fiers de dévoiler les résultats de l’évaluation des effets du programme Empreinte – Agir ensemble contre les agressions à caractère sexuel, un programme novateur visant à diminuer la tolérance sociale vis-à-vis la violence sexuelle.

Lire la suite »

15
jan

Montréal, mardi le 15 janvier 2019 – Le Regroupement québécois des Centres d’aide et de lutte contre les agressions à caractère sexuel (RQCALACS) reçoit favorablement la mobilisation de plusieurs élues autour de l’enjeu des violences sexuelles. Une solidarité transpartisane concernant l’adaptation de notre système de justice aux besoins et réalités des survivantes pourrait constituer un pas important vers un véritable changement culturel permettant d’enrayer ce fléau social.

Lire la suite »

Voir toutes les actualités »

CALACS sur la carte

Voir les coordonnées »

Projet vedette

Campagne Ça me regarde!

Lire la suite »