Nous voulons plus pour les femmes que la prostitution!

18 septembre 2013

Montréal, le 18 septembre 2013 – Le Regroupement québécois des Centres d’aide et de lutte contre les agressions à caractère sexuel (RQCALACS) souligne, le vendredi 20 septembre, la Journée d’action contre la violence sexuelle faite aux femmes sous un thème d’actualité : la prostitution.  En attente du jugement de la Cour suprême dans la cause Bedford c. Canada, le RQCALACS craint que plusieurs articles du Code criminel soient abolis, laissant ainsi le champ libre à l’industrie du sexe et à l’exploitation sexuelle des femmes.

Décriminaliser la prostitution, ce serait nier la violence qu’elle perpétue et les inégalités qu’elle renforce.  Plusieurs femmes ayant subi l’inceste ou des agressions sexuelles dans l’enfance se retrouvent dans la prostitution.  Les femmes autochtones et racisées y sont surreprésentées, de même que les femmes en situation de pauvreté. 

En tant que membre de la Coalition canadienne des femmes pour l’abolition de la prostitution, le RQCALACS clame haut et fort vouloir plus pour les femmes dans la prostitution.  Nous demandons en premier lieu leur décriminalisation.  « Pourquoi ces femmes devraient-elles être punies?  Ce sont les clients prostitueurs et les proxénètes qui doivent être criminalisés » soutient Danièle Tessier, porte-parole du RQCALACS.

Cependant, pour lutter efficacement contre la prostitution, les mesures pénales contre ceux qui profitent de l’industrie de sexe doivent se conjuguer à d’autres initiatives. La prévention et la sensibilisation auprès des jeunes, par exemple, est pertinente, puisque l’âge moyen d’entrée dans la prostitution se situe autour de 14 ans.  Les CALACS rejoignent d’ailleurs chaque année des milliers d’élèves dans les écoles secondaires.  L’hypersexualisation et l’exploitation sexuelle comptent parmi leurs thèmes de prédilection.  Ces activités ne suffiront pas, toutefois, à enrayer cette problématique. 

« Nous demandons aux gouvernements d’agir, au nom de l’égalité entre les sexes.  90% des personnes dans la prostitution sont des femmes et des filles, et 90% des clients sont des hommes ; ce n’est pas un hasard!  Il faut entre autres modifier la législation, lutter contre la pauvreté et offrir des programmes pour aider les femmes qui veulent sortir de la prostitution » estime Karine Tremblay, porte-parole du RQCALACS. 

Nous profitons de la Journée d’action contre la violence sexuelle faite aux femmes pour attirer l’attention du public sur ce triste phénomène auquel nous devons socialement mettre un terme.  Divers événements sont organisés, dont des marches  La rue, la nuit, femmes sans peur.  Pour y participer, il suffit de contacter le CALACS le plus près de chez vous pour plus d’informations sur les activités dans votre région.  Ensemble, nous pouvons changer les mentalités, en cessant de banaliser la prostitution et en reconnaissant qu’elle est une forme de violence faite aux femmes et un frein à l’égalité.

 

L'art engagé contre l'exploitation sexuelle commerciale lors du Tribunal populaire organisé par la CLES

Actualités RQCALACS

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Québec, le 4 avril 2018 - Un regroupement historique de personnalités politiques, de personnes impliquées depuis longtemps en faveur des victimes d’agression sexuelle et de violence conjugale, ainsi que de représentants d’organismes venant en aide aux femmes et aux hommes qui ont subi ces sévices se sont regroupés, en ce 4 avril 2018 à Québec, pour réclamer l’abolition du délai de prescription prévu dans le Code civil du Québec pour les victimes d’agression sexuelle et de violence conjugale. Or, le 19 décembre dernier, le Protecteur du citoyen du Québec rendait un avis important en cette matière qui donne une forte légitimité aux revendications de ces victimes.

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3
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Un rassemblement sans précédent en faveur de l’abolition du délai de prescription pour les victimes d’agression sexuelle et de violence conjugale, ainsi que pour l’obtention d’un soutien adéquat à ces personnes

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Nous accueillons favorablement les 9 millions de dollars annoncés sur trois ans pour rehausser l’accès aux services d’aide et de soutien pour les survivant.e.s d’agression à caractère sexuel. « Nous sommes reconnaissantes envers la ministre David qui a su entendre nos préoccupations. Ces sommes permettront certainement aux centres de pallier, en partie, au manque de ressources auquel ils sont confrontés depuis longtemps déjà et qui a été amplifié et mis en lumière par la vague de dénonciations #MoiAussi », soutient Stéphanie Tremblay, porte-parole du RQCALACS.

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