La Semaine nationale de sensibilisation aux victimes d’acte criminel (SNSVAC) 2014 Agir, parce que le silence est lourd de conséquences

02 avril 2014

Montréal, le mercredi 2 avril – La neuvième édition de la Semaine nationale de sensibilisation aux victimes d’actes criminels - qui débute dimanche prochain - offre l’occasion de rappeler l’importance d’agir comme société et comme individus pour briser le silence entourant les agressions à caractère sexuel.  Le Regroupement québécois des CALACS souligne 35 années d’engagement dans cette lutte, qui se poursuit grâce à l’action de 25 centres membres et de nombreux partenaires.

Agir contre la violence sexuelle signifie d’abord agir en amont par la prévention et la sensibilisation.  Les CALACS agissent par des rencontres d’information, des interventions médiatiques, et des activités auprès des jeunes pour contrer les mythes et les préjugés face aux agressions sexuelles et les éduquer sur la notion de consentement, notamment. Dans un contexte social d’hypersexualisation, où la violence sexuelle est de plus en plus banalisée, la prévention et la sensibilisation jouent un rôle majeur pour changer les mentalités et prévenir des agressions à caractère sexuel.  Entre 2008 et 2013, plus de 130 000 personnes ont été rejointes dans le cadre du volet prévention et sensibilisation des CALACS.  De ce nombre, on compte plus de 110 000 jeunes du milieu scolaire, principalement des élèves du secondaire.  « Les CALACS souhaitent que la sensibilisation se poursuive, et ils comptent sur l’appui des écoles, de la population et du gouvernement pour agir.  Nous attendons d’ailleurs le retour de l’éducation à la sexualité depuis quelques années afin non seulement de prévenir les agressions à caractère sexuel, mais également de permettre aux victimes de demander de l’aide plus rapidement  » affirme Mélanie Sarroino, porte-parole du RQCALACS.

Dans le cadre de leur volet aide directe, les CALACS offrent de l’intervention individuelle et de groupe, du soutien aux proches et de l’accompagnement aux victimes dans les démarches qu’elles choisissent d’entreprendre, entre autres les démarches judiciaires.  Chaque année, nous constatons que les femmes mettent beaucoup de temps avant de demander de l’aide: près de la moitié des femmes rencontrées dans les CALACS ont attendu 13 ans ou plus. Malheureusement, nous savons aussi que les victimes dévoilent souvent leur vécu à plusieurs personnes de leur entourage avant d’être crues.   « Adopter des attitudes aidantes est une bonne façon d’agir contre la violence sexuelle.  Une victime qui parle de son agression fait déjà un grand pas en brisant le silence ; il faut par-dessus tout la croire et lui offrir l’écoute dont elle a besoin.  Si vous ne vous sentez pas capable de l’aider, n’hésitez pas à faire appel à une ressource spécialisée, telle qu’un CALACS » conclut Mélanie Sarroino. 

Le Regroupement québécois des Centres d’aide et de lutte contre les agressions à caractère sexuel (RQCALACS) est un organisme féministe à but non lucratif qui regroupe 25 centres d’aide  répartis à travers le Québec et qui se consacre depuis 35 ans au développement d’une meilleure réponse à apporter aux femmes et aux adolescentes agressées sexuellement ainsi qu’aux communautés du Québec qui veulent agir préventivement contre la violence sexuelle.   

 

Actualités RQCALACS

18
avr

Nous avons, dans les Centres d’aide et de lutte contre les agressions à caractère sexuel (CALACS), sursauté à la lecture de la chronique de Sophie Durocher intitulée « Encore une fausse accusation de viol ». Voici notre réaction :

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13
avr

Montréal, jeudi le 13 avril 2017 – Le Regroupement québécois des centres d’aide et de lutte contre les agressions à caractère sexuel (RQCALACS) est insatisfait des résultats obtenus suite à la révision des dossiers d’agression sexuelle classés non fondés. Une simple révision du classement de dossiers est-elle vraiment la solution que les services de police ont trouvée pour régler le problème du faible taux de dénonciation en matière d’agression à caractère sexuel?

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20
fév

Ça fait maintenant presque qu’un an et demi qu’on propage le message #OnVousCroit dans les médias traditionnels et sociaux lorsqu’il est question de violence sexuelle. Depuis, on nous reproche de croire les yeux fermés, on nous accuse de sexisme inversé et de nous penser au-dessus des lois, on nous traite d’extrémistes et on nous dit que notre message nuit à notre crédibilité. À tous-tes les sceptiques, qui jugent que notre message #OnVousCroit est futile, vous trouverez, dans les lignes qui suivent, les raisons pour lesquelles nous ne cesserons pas de l’utiliser.

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Projet vedette

Campagne contre les violences vécues par les femmes locataires

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